Activités en circonscription, Actualité

Semaine étudiante en circonscription

9 Mar , 2021  

Le monde étudiant n’a pas été épargné par la violence de la crise sanitaire. Les difficultés auxquelles ils sont confrontés, de nature à la fois économique et sociale, constituent un enjeu majeur qui nécessite une réponse efficace et concrète. Fort ce constat, il m’a paru nécessaire de me rendre sur le terrain : l’occasion de constater, en pratique, le déploiement des mesures adoptées par le Gouvernement et de relayer au mieux les besoins exprimés.

Cette journée étudiante a débuté au sein des locaux de l’Université Grenoble Alpes (UGA), le 23 février dernier, à l’occasion d’une rencontre avec Madame BRICOUT, chargée de mission Handicap et accessibilité étudiante l’UGA. Nos échanges ont porté sur l’engagement de l’université en matière de handicap, les dispositifs actuellement en place, et les modalités de leur mise en œuvre.  

 Il y a 15 ans, l’UGA, pionnière, se distinguait par une volonté forte de rendre l’université inclusive. Cette attention portée au handicap s’est progressivement diffusée dans d’autres universités, permettant un accès facilité aux études supérieures pour les étudiants concernés.

Rencontrer une pluralité d’acteurs me semblait primordial pour bien cerner les enjeux portés par le monde universitaire. Les étudiants étant au centre des revendications aujourd’hui exprimées, il était important pour moi de les rencontrer lors de cette journée. Je suis donc allée à la rencontre d’Hugo PREVOST, président de l’Union des étudiant.e.s de Grenoble (UEG).

Il m’a fait part des difficultés rencontrées par les étudiants, sur le terrain, et des mesures de solidarités mises en place pour y remédier.

Depuis début novembre dernier, l’UEG a notamment mis en place une banque alimentaire, gratuite et sans condition, qui accueille plus de 100 étudiants par semaine en moyenne. Il s’agit d’une initiative remarquable, faite par et pour les étudiants. Elle s’inscrit en complémentarité des aides gouvernementales, qui doivent continuer d’être apportées aussi longtemps que les étudiants en auront besoin.

La journée étudiante s’est prolongée quelques jours plus tard, le 25 février dernier, par des échanges avec l’équipe à l’origine d’Alpaline, ligne d’écoute nocturne, ouverte de 20h00 à 02h00, tenue par des étudiants bénévoles formés, et à destination des étudiants.

Ce dispositif, soutenu par le centre régional des œuvres universitaires et scolaires (CROUS) et l’UGA a le mérite de lever le tabou de la santé mentale et de créer un espace d’échange.

Plus d’informations sur la ligne Alpaline sont disponibles sur leur page Facebook et sur une page dédiée sur le site de l’université.

Bravo pour cette belle initiative, vectrice d’une indispensable solidarité entre les étudiants !

Accompagnée, entre autres, de la directrice Madame Bénédicte CORVAISIER, et aux côtés de Madame Emilie Challas, députée de la 3ème circonscription de l’Isère ainsi que Monsieur Jean-Charles Colas Roy, député de la 2ème circonscription de l’Isère, j’ai poursuivi ma visite au « Restaurant Universitaire Diderot » sur le campus.

C’est dans ce bâtiment récemment rénové que des menus variés et complets sont chaque jour proposés. L’accès facilité à la restauration est un levier essentiel pour réduire la précarité chez les étudiants : c’est pourquoi chacun d’entre eux a désormais accès, deux fois par jour, à un repas à un euro. Heureuse de constater par moi-même qu’ils se sont d’ores et déjà emparés du dispositif !

Cette mesure forte a par ailleurs trouvé un écho au niveau local par plusieurs restaurants de la circonscription, à l’instar de l’opération « Les petits gueuletons » lancée par les gérants du restaurant « Chez Marius » à Grenoble.

Ma visite des bâtiments du Crous s’est poursuivie par la visite du Centre social universitaire de l’UGA, un lieu apportant des aides adaptées à la situation de chaque étudiant. Ces aides peuvent être de différentes natures :

  • Des aides financières mensuelles (bourses de critères sociaux) ou ponctuelles (aides d’urgence) qui permettent d’aider pas moins de 10 000 étudiants sur le campus ;
  • Des mesures de solidarité via les épiceries sociales et solidaires ainsi que les distributions alimentaires organisées par les étudiants ;
  • Des aides relatives à l’hébergement, avec des étudiants référents qui informent les habitants sur les services du Crous en cas de besoin,  des permanences santé en résidences, le gel de loyer en 2020, des animations pour garder un lien social ;
  • Une aide exceptionnelle de 150 euros versée par le Gouvernement, à destination des étudiants boursiers en décembre 2020.

Cette visite m’a permis d’échanger avec les nombreux agents du service social, qui se tiennent directement à l’écoute des étudiants afin de mettre en place des solutions adaptées et personnalisées : un travail remarquable qui permet, chaque semaine, de recevoir près de 400 entretiens dans l’Académie de Grenoble.

Plus que jamais, il est important que les jeunes se sentent soutenus et entendus dans cette crise.

Cette journée étudiante s’est conclue par une visite du Centre de santé universitaire.

Le centre propose une offre des soins complète à destination des étudiants : médecine générale, médecine du sport, centre de planification et d’éducation familiale, conseils en diététique et troubles alimentaires,  sophrologie, et même groupes de parole.

Cette visite a été l’opportunité pour moi d’échanger avec le personnel du centre (médecins, psychologues, administratifs).

Les discussions se sont rapidement orientées vers le sujet, d’actualité, de la santé mentale des étudiants, largement impactée par la crise sanitaire. Nous avons notamment échangé sur les possibles ajustements des « chèques psy », mesure adoptée par le Gouvernement début février dernier, donnant accès à chaque étudiant qui le souhaite à des consultations gratuites avec un praticien reconnu, afin de rendre le dispositif initié par le Gouvernement le plus utile et efficace possible. Aujourd’hui, ce sont 850 psychologues de villes engagés aux côtés du Gouvernement, et plus de 5000 étudiants qui ont pu en bénéficier.

Parmi les solutions explorées avec les psychologues : l’importance de valoriser autant que possible le lien social, par l’intermédiaire des étudiants relais ou des médiateurs et ce, afin d’offrir assez d’opportunités aux étudiants de s’exprimer librement.

Cette journée étudiante a été une belle occasion de dialoguer avec les différents acteurs de la vie étudiante, mais aussi de constater, concrètement, le déploiement au sein des territoires des mesures initiées par le Gouvernement. Ces remontées de terrain sont précieuses et me permettent de jouer mon rôle de porte-voix tout en guidant mon travail parlementaire.   



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